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0,6% : Le chiffre qui va changer votre stratégie marketing

1. fichier : homme analysant des graphiques de commerce en ligne, stratégie e-commerce.

Peut-on vraiment compter sur les intelligences artificielles pour améliorer le taux de conversion d’un site web ? Une récente étude d’Amsive, agence spécialisée en marketing digital, dissèque six mois de données sur 54 sites, B2B et B2C. Résultat ? Le trafic généré par des outils comme ChatGPT, Gemini ou Perplexity n’est pas automatiquement plus qualifié que celui issu des moteurs de recherche traditionnels. Une vérité qui pourrait bien bousculer certaines stratégies marketing.

Des chiffres qui tempèrent l’enthousiasme autour des IA

Depuis l’avènement des grandes IA conversationnelles, beaucoup espèrent que le trafic généré par ces plateformes convertira mieux. Pourtant, Amsive observe que les taux de conversion entre trafic organique classique et trafic issu des IA sont très proches. La moyenne affiche :

  • 4,60 % de taux de conversion pour la recherche organique
  • 4,87 % pour le trafic provenant des IA

Mais attention, cette légère différence n’est pas significative d’un point de vue statistique. Autrement dit, elle peut s’expliquer par le hasard plus que par un réel avantage des IA.

En creusant site par site, cette disparité se confirme : 56 % d’entre eux voient leur trafic IA convertir un peu mieux, 4 % affichent un taux équivalent, tandis que 41 % obtiennent un résultat inférieur. Autant dire que le trafic IA n’a pas un effet systématique sur la conversion.

Pourquoi le modèle économique et le volume de trafic comptent

Amsive a aussi testé si le domaine d’activité – B2B ou B2C – ou l’importance du trafic jouent un rôle. Les résultats varient en fonction des sites et du contexte. Sur certains sites B2B, les IA génèrent des conversions légèrement plus élevées. Pourtant, globalement, aucune tendance forte n’émerge. Le trafic des IA reste souvent marginal.

Voici ce qu’il faut retenir :

  • Le modèle économique influence peu l’efficacité des conversions via IA
  • Le volume de trafic IA est généralement faible sur la plupart des sites
  • Le gain potentiel dépend surtout du contexte spécifique à chaque site

0,6 % : le chiffre qui change tout

Voici le point qui mérite une attention particulière. Le trafic issu des IA représente une part très faible du trafic total. Sur 90 % des sites, ce chiffre plafonne à moins de 0,6 %. À côté, la recherche organique capte environ 32 % des sessions totales. Imaginez : pour 100 visiteurs, seuls 0,6 viennent des IA, contre 32 issus des moteurs de recherche traditionnels.

Le facteur échelle est clé. Même si un site constate un taux de conversion IA légèrement meilleur, cela reste anecdotique face au flux généré par le référencement naturel.

« Le trafic organique représente un tiers des conversions« , note l’étude, “alors que le trafic LLM reste très limité.”

Si vous espérez transformer radicalement vos résultats via le trafic IA, ce chiffre rappelle qu’il faudra être patient avant de voir un impact réel.

Ce que cela signifie pour les professionnels du marketing

Faut-il alors ignorer les IA ? Pas du tout. L’étude ne remet pas en cause leur potentiel ni leur popularité croissante. Elle éclaire simplement sur la prudence à adopter.

Voici quelques conseils pour adapter sa stratégie :

  • Continuez à miser sur le référencement organique : c’est là que le trafic important et stable se trouve
  • Intégrez les IA comme un complément, pas une source principale
  • Mesurez précisément les conversions liées à vos sources de trafic avant de faire vos choix
  • Adaptez votre contenu selon la cible et le contexte spécifique de votre secteur

Les IA se développent vite. Mais pour l’instant, leur impact sur le trafic et la conversion restent marginaux. Il faudra sans doute attendre une évolution technique ou un usage plus mature pour que ce levier devienne incontournable.

L’étude d’Amsive offre bien plus qu’une simple comparaison. Elle invite à relativiser les promesses parfois excessives autour du marketing par IA. En fin de compte, miser sur une multifocalisation des canaux reste la clé pour performer.

Je m’appelle Nathan, et je suis passionné de digital depuis que j’ai tapé ma première ligne de code à 13 ans. Je partage des actualités sur tout ce qui touche à la tech dans l’univers du e-commerce : les outils, les IA, les plateformes, les évolutions d’algorithmes, les nouvelles fonctionnalités. J’adore explorer les coulisses techniques du secteur et mettre en lumière les actus parfois passées sous les radars.