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77% des lycéens passent 3h par jour dessus et détruisent leur santé mental : cette ville porte plainte

Regard d’un adolescent sur smartphone dans une station de métro, étudiant, détente, technologie moderne.

New York frappe fort contre les réseaux sociaux. La ville a porté plainte contre Meta, TikTok, YouTube et Snapchat. Ces géants sont accusés d’avoir “détruit la santé mentale” des adolescents. Derrière cette attaque judiciaire, un constat alarmant sur l’impact des plateformes sur les jeunes New-Yorkais.

Une plainte massive qui soulève un enjeu de santé publique

La plainte déposée devant la Cour fédérale de Manhattan s’étend sur 327 pages. Elle regroupe les autorités municipales, le système scolaire et le réseau de santé publique de New York.

L’accusation principale ? Ces plateformes ont sciemment mis au point des interfaces conçues pour être addictives. Une stratégie qui, selon la ville, exploite la psychologie des jeunes pour générer toujours plus de temps passé à scroller.

Les conséquences sont lourdes : troubles du sommeil, anxiété grandissante, augmentation des absences scolaires et fatigue extrême chez le corps enseignant. Un véritable cercle vicieux s’est installé autour de l’usage abusif des réseaux sociaux.

Une majorité de lycéens devant les écrans

  • 77% des lycéens new-yorkais passent plus de trois heures par jour sur leurs écrans
  • Ce taux est encore plus élevé chez les filles
  • Les réseaux sociaux sont pointés du doigt comme facteur direct

Ce chiffre éclaire d’un jour nouveau la situation. Passer autant de temps quotidien face aux écrans influe clairement sur la santé mentale des adolescents, selon les experts locaux.

Des vidéos virales aux conséquences tragiques

Au-delà de la dépendance, la plainte cible un phénomène effrayant : le « subway surfing ». Ces vidéos où des adolescents se filment en train d’escalader des rames de métro en marche.

Depuis 2023, seize jeunes ont perdu la vie en tentant ces cascades à New York. Les autorités dénoncent l’incitation directe de ces contenus à des comportements risqués, encouragés par la quête de « likes » et de reconnaissance en ligne.

Les plateformes réagissent ou restent silencieuses

Interrogé par le New York Post, Jose Castaneda de YouTube défend la plateforme. Il rejette les accusations et souligne les outils de contrôle parental mis en place, comme les « Supervised Experiences » qui permettent aux familles de mieux gérer les contenus consultés.

Meta, TikTok et Snapchat, eux, n’ont pas encore publié de réponse officielle. La pression monte alors que l’affaire risque de prendre une ampleur nationale.

Une lutte qui dépasse New York

Cette plainte rejoint plus de 2 000 autres démarches similaires à travers les États-Unis, portées par des États, écoles et collectivités.

Ce combat vise à faire reconnaître la responsabilité des réseaux sociaux dans la santé mentale des jeunes. Une question d’autant plus cruciale que les études se multiplient sur ces effets. Comment un modèle économique basé sur la captation de l’attention peut-il être compatible avec la protection des adolescents ?

Points clés de l’action judiciaire :

  • Accusation d’exploitation commerciale de la psychologie des jeunes
  • Demande de compensation pour le coût social engendré
  • Preuves de liens entre usage intensif et troubles psychologiques
  • Impact sur le système scolaire et le personnel éducatif

Le procès s’annonce long et complexe. Mais cette plainte pourrait bien redéfinir le cadre juridique autour des réseaux sociaux.

Si la justice donne raison à New York, cela pourrait marquer un tournant dans la régulation du numérique. À suivre de près.

Je suis Sofia et j’ai une obsession : comprendre où va le e-commerce. Je n’ai pas (encore) monté ma boutique en ligne, mais j’ai travaillé pendant plusieurs années dans une grande DNVB, en tant que responsable contenu & partenariats. Chaque jour, je traque les nouvelles tendances e-commerce. Marques innovantes, changements d’usages, nouveaux formats de communication ou habitudes d’achat émergentes… Mon truc, c’est l’obsession du “ce qui vient après”.