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88% des jeunes ne peuvent pas s’en passer : ce test révèle votre addiction

Vendeuse souriante utilisant son smartphone pour prendre une photo dans un magasin de vêtements.

Aujourd’hui, regarder son smartphone est devenu automatique. Dans le métro, aux toilettes, au café, on scrolle sans vraiment s’en rendre compte. Ce geste simple cache pourtant un phénomène inquiétant : le doomscrolling. Passer des heures à faire défiler des infos, souvent négatives, impacte notre santé mentale. Alors, comment mesurer cette dépendance ? Une nouvelle campagne lancée pour la Journée mondiale de la santé mentale apporte une réponse surprenante.

Quand le scroll devient un réflexe dangereux

Le smartphone est partout. Sur la table, dans la poche, sous la main. Les réseaux sociaux occupent désormais une part énorme de notre quotidien. En moyenne, chacun d’entre nous passe près de 7 heures par semaine à consommer des contenus courts et verticaux, selon les dernières données de We Are Social. C’est un changement radical des dernières années.

« Le scrolling, c’est le nouveau zapping télévisuel », explique Michael Illouz, fondateur de l’agence Conceptory. Comme pour la télévision autrefois, on regarde sans forcément choisir ni réfléchir. Sauf que cette fois, les algorithmes ne laissent aucune pause. Ils poussent sans cesse à défiler encore plus, à consommer toujours plus vite.

La conséquence ? Des troubles du sommeil, une anxiété permanente, et un sentiment d’être en compétition constante avec les autres. Près d’un jeune sur deux reconnaît que les réseaux sociaux nuisent à son bien-être, selon le Baromètre 2024 de la santé mentale en ligne. Pourtant, 88 % avouent ne pas réussir à se passer de ces plateformes plus de quelques heures.

La santé mentale enfin reconnue en France

Face à cette situation, l’État français a fait de la santé mentale une « Grande cause nationale » en 2025. Les réseaux sociaux sont au cœur des discussions, notamment à propos des jeunes. Une commission d’enquête a même recommandé d’interdire les réseaux aux moins de 15 ans, et d’imposer des restrictions pour les adolescents.

Ce contexte a poussé des acteurs comme l’association SOS Addictions et l’agence Conceptory à lancer la campagne Zombie Scroll. Elle vise à interpeller les jeunes adultes sur leur usage numérique, là où ils scrollent souvent sans réfléchir, comme dans les transports ou les espaces étudiants.

Michael Illouz rappelle : « Ce n’est pas l’outil qui est en cause, mais la relation qu’on entretient avec lui. Le scrolling provoque une inertie, une forme de paralysie sociale. On devient un zombie devant son écran. »

Un test pour évaluer son addiction

La campagne s’appuie sur un outil original : le Zombie Score. Accessible via un QR code sur les affiches, ce test d’auto-évaluation contient une trentaine de questions simples.

  • Combien de temps passez-vous à scroller sans but ?
  • Êtes-vous anxieux quand vous êtes déconnecté ?
  • Ressentez-vous une comparaison constante avec les autres ?

Ce questionnaire, conçu avec le psychiatre addictologue Laurent Karila, aide chacun à mieux comprendre sa consommation.

« Le but n’est pas de juger ou de culpabiliser, insiste Michael Illouz. C’est un outil pour prendre conscience. On sait bien combien il est difficile d’admettre qu’on a un problème avec son temps d’écran, même quand on le sent. »

Le test délivre un score personnalisé et des conseils pour rééquilibrer son usage.

Qui est responsable et que faire ?

Le phénomène du doomscrolling ne s’explique pas par un seul coupable. Les plateformes, les familles, l’État et chaque utilisateur ont un rôle à jouer.

  • Les plateformes doivent être régulées et responsabilisées. Leur algorithme pousse à la consommation excessive.
  • Les parents peuvent instaurer des règles simples, comme bannir le téléphone à table.
  • L’État doit éduquer et prévenir, surtout auprès des jeunes.
  • Chacun doit repenser son rapport au numérique, avec plus de lucidité.

« On connaît tous notre temps d’écran, mais souvent aucune idée de notre usage problématique », conclut Michael Illouz. « L’addiction au scrolling, c’est la nouvelle dépendance du 21e siècle. »

Pour tester votre propre rapport, vous pouvez flasher le QR code présent sur les affiches de la campagne Zombie Scroll. Un premier pas simple vers une meilleure santé mentale.

Je suis Sofia et j’ai une obsession : comprendre où va le e-commerce. Je n’ai pas (encore) monté ma boutique en ligne, mais j’ai travaillé pendant plusieurs années dans une grande DNVB, en tant que responsable contenu & partenariats. Chaque jour, je traque les nouvelles tendances e-commerce. Marques innovantes, changements d’usages, nouveaux formats de communication ou habitudes d’achat émergentes… Mon truc, c’est l’obsession du “ce qui vient après”.