ChatGPT ignore 90% des sites bien classés sur Google : voici pourquoi
Les résultats de Google ne sont pas toujours ceux que les grands modèles de langage (LLM) comme ChatGPT ou Gemini utilisent pour répondre. Une étude récente révèle un décalage important entre les sites bien positionnés sur Google et ceux cités par ces intelligences artificielles. Pourquoi ce fossé ? Et que cela signifie-t-il pour votre visibilité en ligne ?
Perplexity, le modèle qui colle le plus à Google
Search Atlas, une société spécialisée dans les outils SEO, a comparé les sources citées par différents LLM et les résultats traditionnels de Google. Le plus proche de Google est Perplexity, un moteur capable de récupérer des informations en temps réel sur le web.
Selon l’étude, Perplexity affiche une recoupement de domaines avec Google entre 25 % et 30 %, et près de 20 % au niveau des URLs exactes. Au total, 43 % des sites cités par Perplexity apparaissent aussi dans les résultats Google.
Autrement dit, Perplexity fonctionne presque comme un « Google bis » dans la manière dont il choisit ses sources.
ChatGPT et Gemini font autrement
ChatGPT, lui, a un profil très différent. Son recoupement avec les résultats Google est faible, environ 10 à 15 % des domaines seulement. Moins de 10 % des URLs qu’il cite sont aussi trouvées sur Google.
Gemini se montre plus variable. Parfois, il ressemble à Google, d’autres fois, il s’en éloigne fortement. Dans l’ensemble, seuls 4 % des domaines de Google apparaissent dans ses réponses, même si ces domaines représentent 28 % des sources que Gemini utilise.
Ces chiffres font sens quand on sait que ChatGPT et Gemini ne cherchent pas forcément à parcourir le web en direct, mais utilisent plutôt leurs connaissances préalablement apprises.
Pourquoi cette différence ?
Les modèles comme Perplexity possèdent un « radar web » intégré. Ils extraient leurs citations directement du net, en temps réel. Leur sélection reflète donc assez fidèlement le classement Google.
ChatGPT et Gemini, eux, agissent plutôt comme des experts mémorisant une bibliothèque volumineuse. Leur méthode privilégie une sélection plus restreinte et souvent différente, indépendamment des pages récemment bien classées.
Voici ce que cela signifie concrètement pour les sites web :
- Un bon classement Google n’assure pas forcément des citations dans ChatGPT ou Gemini.
- Perplexity valorise plus une solide présence web, visible sur Google.
- Les stratégies SEO traditionnelles auront plus d’impact sur Perplexity que sur les autres LLM.
Mises en garde sur l’étude
Le rapport présente quelques limites à prendre en compte. La très grande majorité des requêtes étudiées (89 %) proviennent de Perplexity, contre 8 % pour ChatGPT et 3 % pour Gemini. Cela donne un poids important à Perplexity dans les résultats globaux.
De plus, les requêtes comparées ne sont pas identiques mais seulement proches (à 82 % de similarité). L’étude, centrée sur une période de deux mois, offre un instantané récent mais pas forcément représentatif sur le long terme.
Quelles perspectives pour le référencement en 2026 ?
Cette distinction entre IA à base de recherche web en direct et IA reposant sur un apprentissage préalable va influencer les stratégies numériques. Les sites bien positionnés sur Google peuvent espérer une visibilité transversale sur des outils comme Perplexity.
Mais pour ChatGPT, Gemini et autres LLM à raisonnement plus interne, les critères d’autorité et de sélection restent obscurs, loin du simple classement Google.
Dans cette nouvelle donne, plusieurs questions se posent :
- Comment adapter son contenu pour plaire aux IA qui ne reflètent pas Google ?
- Quels signaux en dehors du SEO traditionnel impactent la sélection des sources ?
- L’avenir du référencement passera-t-il par une double approche : optimiser pour Google et pour les LLM séparément ?
En attendant, comprendre ce décalage est déjà un pas clé pour anticiper les évolutions du web et de la recherche d’information.




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