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« Google fait exprès de donner de mauvais résultats » : l’aveu choc du patron d’OpenAI

Photographie de Sam Altman, homme caucasion d'une quarantaine d'années, assis à un bureau moderne dans un bureau technologique lumineux, regardant un écran d'ordinateur portable.

Sam Altman, le patron d’OpenAI, a lâché une bombe dans une récente interview : Google ferait exprès de proposer des résultats de recherche de moindre qualité, simplement pour maximiser ses revenus publicitaires. Ce constat étonnant ouvre une fenêtre sur la stratégie monétisation d’OpenAI et sur l’avenir de ChatGPT. Régulièrement salué comme un outil fiable, ChatGPT pourrait toutefois bientôt accueillir de la publicité – mais pas n’importe laquelle.

Une confiance rare, mais fragile

Sam Altman insiste sur un point fort de ChatGPT : la confiance que lui accordent les utilisateurs. Contrairement à Google, l’intelligence artificielle ne tire pas bénéfice à donner de mauvais résultats. Au contraire, elle fonctionne sur un modèle où ses clients – souvent payants – attendent la meilleure réponse possible.

Altman déclare : « Si ChatGPT vous propose un hôtel parfait, puis que vous le réservez, prendre une commission sur la réservation n’ira pas à l’encontre de ce que vous attendez de nous. Mais si on plaçait un hôtel inférieur devant un meilleur, juste parce qu’il paye, ce serait catastrophique. »

Pour illustrer, l’interviewer raconte comment il a utilisé ChatGPT pour planifier un voyage en Europe. Le logiciel a aidé à choisir hôtels et restaurants, sans qu’OpenAI touche un centime. Une expérience où tout semblait fluide, sans influence commerciale secrète.

Publicité vs. transaction : une frontière claire

Google se finance à travers la publicité. Pour que cela fonctionne, ses résultats doivent parfois être moins pertinents, car il faut que les annonceurs achètent des espaces visibles devant les réponses jugées meilleures.

Altman résume ainsi l’inconfort du modèle Google : « Les publicités sur Google fonctionnent parce que le moteur de recherche ne donne pas toujours la meilleure réponse. C’est un système qui n’est pas aligné avec l’intérêt de l’utilisateur. »

Chez OpenAI, l’idée est différente. L’entreprise voit d’un bon œil les commissions liées à des transactions faites grâce à ChatGPT, à condition qu’elles n’influencent pas les réponses proposées.

  • Une recommandation indépendante.
  • Une réservation facile via ChatGPT.
  • Une commission prise uniquement après la transaction.

Cette approche préserve la confiance, car elle évite le « placement produit » qui biaise l’expérience utilisateur.

La publicité, une possibilité à moyen terme

En creusant, l’interviewer a questionné Altman sur une potentielle publicité sur ChatGPT. Sa réponse ? Oui, sans détail précis, mais avec prudence.

« Il y a des formes de pubs qui seraient mauvaises, et d’autres qui pourraient être acceptables. Ce n’est pas notre principale source de revenus. »

Pour l’instant, OpenAI veut éviter d’imiter Google, en plaçant des annonces qui détérioreraient la qualité. Mais il reste ouvert à des formats publicitaires qui n’affectent pas la confiance des utilisateurs.

OpenAI ne compte pas sur les réservations d’hôtel pour grandir

La monétisation à travers la réservation d’hôtels ne doit pas être surestimée. Altman veut que l’intelligence artificielle serve à des enjeux bien plus grands.

Il explique : « Les marges vont baisser sur beaucoup de services, y compris les réservations de voyage. Notre ambition est de créer plus de valeur, comme découvrir de nouvelles sciences, guérir des maladies. »

Plutôt que de dépendre uniquement du commerce ou des pubs, OpenAI envisage de financer ses projets via des innovations majeures, celles qui peuvent bouleverser notre quotidien.

Il conclut que les activités comme la réservation d’hôtels restent importantes, mais ne sont pas l’essentiel du modèle économique : « C’est très important pour le monde, mais ce n’est pas forcément ce qui génère le plus d’argent. »

Un modèle économique fondé sur la confiance

La démarche d’OpenAI remet en question la « vieille » économie d’Internet, centrée sur la publicité intrusive. Ce modèle conduit souvent à un cercle vicieux où l’utilisateur est exploité par un système qui favorise les mauvais résultats.

Voici ce que propose Altman :

  • Aligner les intérêts d’OpenAI et des utilisateurs.
  • Favoriser un modèle où le service est payé directement par ceux qui l’utilisent.
  • Éviter les compromis qui nuisent à la qualité et à la confiance.
  • Explorer des revenus via des commissions transparentes sur transactions.

Au final, l’enjeu est clair : maintenir une relation saine et durable avec les utilisateurs, sans leur vendre du contenu biaisé ou opportuniste.

Cette promesse suscite une attente forte, car dans un monde submergé de publicités parfois douteuses, le pari d’une intelligence artificielle au service des utilisateurs paraît séduisant.

Je m’appelle Nathan, et je suis passionné de digital depuis que j’ai tapé ma première ligne de code à 13 ans. Je partage des actualités sur tout ce qui touche à la tech dans l’univers du e-commerce : les outils, les IA, les plateformes, les évolutions d’algorithmes, les nouvelles fonctionnalités. J’adore explorer les coulisses techniques du secteur et mettre en lumière les actus parfois passées sous les radars.