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Le CTO de Zendesk prédit la fin des agents humains avant 2026

Ordinateur de gestion d'e-commerce et intelligence artificielle pour commerciaux.

L’intelligence artificielle révolutionne déjà la relation client. Zendesk, acteur majeur du secteur, nourrit de grandes ambitions avec OpenAI, partenaire technologique clé. Matthias Göhler, CTO pour la région EMEA, partage comment ce duo repense les interactions entre marques et clients, entre automatisation avancée et précision accrue. L’enjeu est clair : offrir une expérience plus rapide, plus fluide et plus fiable tout en libérant les agents humains des tâches répétitives.

Un partenariat stratégique au cœur de l’innovation

Zendesk et OpenAI collaborent depuis avril 2023. Ce n’est pas seulement une utilisation de modèles d’IA, c’est un véritable travail en commun. Matthias Göhler explique :

« Nous échangeons constamment des retours, qui alimentent notre R&D. »

Dans la plateforme Zendesk, plusieurs intelligences artificielles cohabitent : agents IA, copilote, routage intelligent, analyse des intentions, génération de bases de connaissances… OpenAI est particulièrement sollicité pour l’IA générative, notamment pour la rédaction et la qualité des réponses.

Leurs centres de données en Europe garantissent que les données client ne quittent pas l’Union européenne, un point crucial pour la confidentialité et le respect des normes.

Flexibilité et exigence au rendez-vous

Zendesk réalise des benchmarks fréquents entre plusieurs fournisseurs. Trois critères sont essentiels :

  • Le temps de réponse.
  • La précision des réponses.
  • Le coût d’utilisation.

Pour l’instant, OpenAI reste le meilleur élève partout. Mais Zendesk s’assure toujours que la technologie reste ouverte, prête à basculer si besoin. « Un partenariat, ce n’est pas qu’une question technique », précise le CTO, « c’est aussi commercial et relationnel ». C’est cette alliance qui rend la transition fluide mais stable.

Virage technologique : précision et réduction de la latence

La rapidité de réponse est une priorité. Pour les interactions vocales, les anciens systèmes passaient par la transcription du message, l’envoi au modèle, puis la conversion de la réponse en voix, créant une latence parfois gênante. Maintenant, certains modèles gèrent directement la voix et le texte, rendant la conversation naturelle et instantanée.

De plus, l’IA adopte des modèles de plus en plus spécialisés. Par exemple :

  • Des IA formées uniquement sur des études médicales pour améliorer la fiabilité.
  • Des modèles adaptés à des domaines ou secteurs précis.

Ce phénomène permet d’envisager un futur où chaque industrie aura son intelligence dédiée.

Gérer les pics de trafic sans perdre en fluidité

Comment Zendesk évite les lenteurs, même lorsque la demande explose, comme lors du Black Friday ?

La réponse tient à une architecture pensée pour minimiser la latence, avec un hébergement proche des clients en Europe via AWS. Les systèmes montent rapidement en charge et filtrent les excès pour ne pas saturer l’expérience utilisateur.

L’intelligence artificielle au service de clients exigeants

Peut-on faire confiance aux modèles OpenAI sur des questions spécifiques ? Oui, mais avec prudence. Le CTO explique :

« Les utilisateurs posent surtout des questions précises sur leurs produits. C’est pourquoi nous entraînons nos IA sur ces données, en anonymisant bien sûr. »

Zendesk utilise aussi la méthode RAG (retrieval augmented generation). L’IA consulte une base de connaissances fiable et restitue une réponse précise, adaptée au ton attendu, sans inventer d’informations erronées.

Un exemple concret : si un client souhaite retourner un produit, l’IA vérifie les commandes, identifie la demande et déclenche automatiquement la bonne procédure, sans intervention humaine.

Vers la fin des agents humains dans le service client ?

Voici la révélation qui interpelle : Matthias Göhler annonce que Zendesk vise jusqu’à 80 % de demandes résolues automatiquement. Un objectif ambitieux, qui progresse rapidement. Aujourd’hui, plusieurs clients oscillent entre 20 et 50 % de résolution automatique.

Cette montée en puissance change la donne :

  • Les clients reçoivent des réponses rapides et précises.
  • Les agents humains peuvent se concentrer sur les cas complexes et sensibles.

« Beaucoup d’agents se noient sous des demandes répétitives, comme la renvoi d’une facture. L’IA gère cela seule », note le CTO.

Une baisse massive de la charge de travail est donc attendue. « La fin des agents humains avant 2026 ? Ce n’est pas une provocation, mais une projection basée sur ces tendances », ajoute-t-il.

La confiance envers l’IA, de plus en plus solide

Malgré les bénéfices, certains restent réticents. En Europe, ces entreprises sceptiques sont rares. La majorité intègre l’IA dans leurs process.

Matthias Göhler souligne que l’IA est désormais au cœur des discussions clients et conférences. Avec 20 000 clients attendus cette année, Zendesk confirme la forte adoption.

Au-delà de la technologie, cette évolution questionne le futur du travail. Les agents humains pourraient voir leurs rôles transformés, plus stratégiques et moins répétitifs.

Chiffres clés à retenir

  • 20 000 clients Zendesk utiliseront l’IA d’ici fin 2024.
  • Près de 200 millions de dollars de revenus générés par l’IA cette année.
  • Objectif : 80 % de demandes résolues sans intervention humaine.
  • 5 milliards d’interactions clients analysées chaque année pour affiner les modèles.

L’avenir du service client s’écrit aujourd’hui. L’alliance Zendesk-OpenAI illustre cette transition vers une relation plus intelligente, efficace et personnalisée. Reste à voir comment hommes et machines cohabiteront au quotidien. Mais une chose est sûre : le rôle des agents va évoluer, et vite.

Je m’appelle Nathan, et je suis passionné de digital depuis que j’ai tapé ma première ligne de code à 13 ans. Je partage des actualités sur tout ce qui touche à la tech dans l’univers du e-commerce : les outils, les IA, les plateformes, les évolutions d’algorithmes, les nouvelles fonctionnalités. J’adore explorer les coulisses techniques du secteur et mettre en lumière les actus parfois passées sous les radars.