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Le réseau social Threads devient (enfin) un vrai concurrent de X avec ces nouveautés gratuites

Jeune femme attentive à son smartphone dans un salon lumineux, illustrant l'usage des réseaux sociaux.

Threads, l’application de conversations lancée par Meta, ne cesse d’étoffer ses fonctionnalités. Depuis quelques semaines, la plateforme dévoile plusieurs nouveautés conçues pour améliorer la modération, le partage de contenu et l’expérience utilisateur. Ces ajouts contrastent avec la politique restrictive de son concurrent X, qui monétise certains outils clés. Quelles sont ces innovations majeures, et pourquoi Threads semble viser un public plus exigeant et libre ?

Du contrôle sur les réponses visibles

Le 30 octobre 2025, Meta a lancé une nouveauté importante pour gérer les échanges sous les publications Threads. La fonctionnalité Reply approvals permet désormais aux utilisateurs de choisir quelles réponses seront visibles publiquement. Chaque commentaire reste d’abord « en attente » pendant que le créateur décide de l’approuver ou non.

Concrètement, un onglet spécial répertorie toutes les réponses nouvelles, donnant la possibilité de les valider une par une ou toutes ensemble. Cela aide à garder la discussion pertinente et respectueuse. Par exemple, si une réponse s’éloigne du sujet ou devient toxique, elle peut simplement rester privée.

Parallèlement, un filtrage avancé des réponses apparaît dans la section “Activité”. Vous pouvez ainsi choisir d’afficher uniquement les commentaires d’utilisateurs que vous suivez, ou uniquement ceux qui mentionnent directement votre nom. Meta le décrit comme un moyen de concentrer son attention sur ce qui compte vraiment.

En résumé :

  • Validation manuelle des réponses publiques
  • Filtres pour ne voir que les réponses importantes
  • Contrôle renforcé pour éviter les débordements

Des publications éphémères pour plus de spontanéité

Le 27 octobre, Threads a également introduit les Ghost posts. Ces posts s’effacent automatiquement 24 heures après leur publication, à l’image des stories sur Instagram ou Snapchat.

L’idée ? Autoriser un partage sans filtre, plus libre, sans craindre qu’un message reste gravé à jamais. Ces publications sont entourées d’une bulle en pointillés pour les distinguer, visibles dans le fil d’actualité des abonnés. Ils peuvent aimer ou commenter ces posts, mais leurs réponses restent privées et accessibles seulement par messagerie directe.

Cette nouveauté cible clairement les utilisateurs qui veulent s’exprimer pour le moment, sans laisser de trace permanente sur leur profil.

Le texte long livré gratuitement, quand X le réserve aux abonnés

Le format de texte évolue aussi chez Threads. Meta propose désormais d’ajouter une pièce jointe textuelle pouvant contenir jusqu’à 10 000 caractères. Le message principal reste concis, mais l’extension permet d’approfondir une idée ou de partager un long contenu. Cette fonctionnalité a été officiellement déployée début septembre.

C’est un contraste net avec X, où seuls les abonnés Premium peuvent publier au-delà de 280 caractères, avec une limite maximale fixée à 25 000.

Meta souligne que ce choix vise à simplifier la diffusion de contenus complexes, comme des analyses détaillées ou des réflexions approfondies, sans quitter l’écosystème Threads.

Un avantage de taille qui facilite la diversité et la qualité des publications, tout en restant accessible à tous sur Threads.

Des communautés pour fédérer les passions

Threads explore aussi la dimension communautaire. Le réseau a lancé des espaces thématiques appelés Communautés, où les utilisateurs peuvent rejoindre des groupes publics autour des sujets les plus populaires : NBA, littérature, K-pop, télévision, etc.

Pour l’utilisateur, ces communautés s’affichent sur son profil avec un bouton “J’aime” spécifique. C’est une façon simple de montrer ses centres d’intérêt et de retrouver d’autres passionnés. L’accès se fait via la barre de recherche ou en cliquant sur des tags communautaires attachés aux publications.

Meta explique que ces groupes renforcent le sentiment d’appartenance tout en guidant les utilisateurs vers les discussions qui les intéressent vraiment.

Limiter son temps sur Threads : une bonne idée ?

Enfin, une fonctionnalité en test suscite l’attention. Baptisée Gestion du Temps, elle s’inspire du système déjà existant sur Instagram. L’objectif est d’afficher un bilan du temps passé chaque jour sur Threads durant la semaine écoulée.

L’utilisateur pourra activer un mode Veille pour couper les notifications sur certaines plages horaires. Il pourra aussi fixer une limite maximale d’usage quotidienne entre 15 minutes à 2 heures.

Une manière pour Meta de répondre à la question brûlante : comment réduire la fatigue numérique et offrir un usage plus sain des réseaux sociaux ?

Ce que Threads propose là où X fait payer

Voici la vraie révélation : Threads offre plusieurs fonctionnalités gratuitement, alors que X fait payer sur ces mêmes usages. Le contrôle strict des réponses, les longs textes intégrés, les publications éphémères sans traces, tout cela reste ouvert à tous chez Meta. Sur X, ce n’est souvent qu’avec un abonnement mensuel à plus de 10 euros par mois que l’on obtient ces options.

Threads joue clairement la carte de l’ouverture et de la liberté. Meta mise sur une expérience enrichie qui ne segmente pas la communauté selon le porte-monnaie, tout en gardant l’ordre grâce à des outils simples et efficaces. Cette stratégie pourrait bien convaincre davantage d’utilisateurs à migrer ou rester sur Threads.

Alors, ce nouveau visage des réseaux sociaux vous séduira-t-il ? Entre modération à la carte, expression libre mais éphémère, et partage profond sans restrictions, Threads se positionne comme une alternative sérieuse, mais à découvrir encore.

Je suis Sofia et j’ai une obsession : comprendre où va le e-commerce. Je n’ai pas (encore) monté ma boutique en ligne, mais j’ai travaillé pendant plusieurs années dans une grande DNVB, en tant que responsable contenu & partenariats. Chaque jour, je traque les nouvelles tendances e-commerce. Marques innovantes, changements d’usages, nouveaux formats de communication ou habitudes d’achat émergentes… Mon truc, c’est l’obsession du “ce qui vient après”.