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Visibilité ChatGPT : cette erreur coûte 299€/mois à des milliers d’entreprises

Homme d'affaires dans un bureau moderne analysant des données sur des écrans, illustrant la gestion de la visibilité IA.

Des milliers d’entreprises dépensent jusqu’à 299€ par mois pour un suivi de visibilité sur ChatGPT et autres moteurs d’IA. Pourtant, Benjamin Houy vient de fermer sa plateforme GEO, lancée pour mesurer cette visibilité. Sa conclusion ? La plupart des marques n’ont pas besoin d’outils spécialisés pour briller dans l’univers de la recherche par intelligence artificielle.

Pourquoi fermer un outil innovant sur l’IA et la recherche ?

Lorelight, la plateforme créée par Houy, aidait à suivre la visibilité des marques dans les réponses d’outils comme ChatGPT, Claude ou Perplexity. Elle analysait et mesurait comment les marques étaient citées. Mais après avoir examiné des centaines de réponses générées par l’IA, Houy a découvert que les marques les plus visibles partagent les mêmes fondamentaux que dans le SEO traditionnel : contenu de qualité, citations dans des médias reconnus, réputation solide et expertise réelle.

« Il n’existe pas de ‘stratégie GEO’ ou d’optimisation IA distincte du travail de construction de marque classique », explique Houy. Selon lui, les modèles d’IA s’appuient sur les mêmes contenus auxquels les marques investissent partout ailleurs.

Un débat qui divise la profession

Cette fermeture a déclenché une vraie discussion dans le milieu du marketing digital. Certains experts saluent cette remise à plat. Lily Ray, spécialiste SEO reconnue, apprécie cette honnêteté : « L’industrie avait besoin d’entendre ça clairement ». À l’inverse, d’autres pointent l’importance croissante des visites générées par les assistants IA. Randall Choh estime que ces recherches ont souvent des objectifs précis et mènent à plus de conversions.

Karl McCarthy résume bien le cœur du sujet : « Le contenu de qualité, les mentions autoritaires et la réputation forment un réseau, pas un simple outil ». Pour lui, la visibilité IA est un effet naturel de ce réseau, pas une nouvelle discipline à part entière.

La controverse dépasse la technique pour toucher des questions pratiques et éthiques. Nikki Pilkington demande si fermer une plateforme aussi récente ne crée pas un flou chez les utilisateurs qui ont intégré ces outils à leur stratégie.

Comment mesurer la visibilité dans les recherches par IA ?

Les assistants virtuels reprennent les résultats de façon différente des moteurs classiques. Ils affichent directement des réponses souvent sourcées, ou orientent vers des liens familiers. Suivre précisément ce trafic est complexe :

  • Pas tous les assistants ne transmettent des liens ou referrers clairs.
  • Les équipes combinent tags URL, analyses des recherches de marque, pics de trafic direct et rapports de conversion assistée.
  • Les indicateurs sont souvent des recoupements faute de données parfaites.

Cela crée un patchwork d’indicateurs. Pas facile d’en tirer des conclusions généralisables. Pourtant, pour certains secteurs, ces visites issues des assistants peuvent créer une différence notable dans les résultats business.

L’erreur à 299€/mois pour des milliers d’entreprises

Le cœur de la polémique repose sur cette question : faut-il un outil dédié pour optimiser la visibilité dans l’IA ? Ou les pratiques traditionnelles de SEO, combinées à une solide réputation, suffisent-elles ?

Benjamin Houy donne son avis tranché : la plupart des marques paient un abonnement sans que cela modifie leur approche. Il affirme que les tableaux de bord GEO sont souvent beaux, engageants, mais ne poussent pas à changer les stratégies.

D’où l’erreur : dépenser près de 300 euros chaque mois pour un service qui ne fait que mesurer ce que l’on peut déjà envisager via des outils SEO classiques. Cela représente un budget inutile pour beaucoup de PME et start-up, qui pourraient concentrer leurs efforts ailleurs.

Un futur mêlant SEO classique et signaux IA

Le consensus commence à se dessiner autour d’une intégration progressive des données IA dans les plateformes SEO existantes. Un seul outil pour tout mesurer. Cela évite de multiplier les abonnements et simplifie la lecture des performances.

Le vrai défi ? Continuer à construire une marque solide, produire du contenu pertinent et gagner la confiance des médias et des clients. C’est ce socle qui sera valorisé par les assistants IA, comme par Google d’ailleurs.

Tester quelques indicateurs spécifiques à l’IA peut s’avérer intéressant, surtout pour les secteurs où l’assistant devient un canal d’achat ou de recommandation. Mais le gros du travail reste le même.

« Les visibilités dans l’IA suivent celles de la crédibilité, point final », résume un expert du secteur. Si vous payez pour un tableau de bord sans impact, mieux vaut revoir vos priorités.

Pour les marques, la leçon est simple : pas besoin de courir après des outils dédiés pour comprendre l’IA. Concentrez-vous sur l’essentiel. Misez sur votre réputation, votre contenu, vos relations médias. Ce sont les clés qui ouvrent toutes les portes, même celles de ChatGPT.

Je m’appelle Nathan, et je suis passionné de digital depuis que j’ai tapé ma première ligne de code à 13 ans. Je partage des actualités sur tout ce qui touche à la tech dans l’univers du e-commerce : les outils, les IA, les plateformes, les évolutions d’algorithmes, les nouvelles fonctionnalités. J’adore explorer les coulisses techniques du secteur et mettre en lumière les actus parfois passées sous les radars.