« Je suis CTO chez AGO : voici comment l’IA a remplacé 70% du code »
En 2025, le quotidien des développeurs a profondément changé. L’intelligence artificielle ne se limite plus à de simples suggestions de code. Elle est devenue un véritable copilote qui remplace près de 70 % de la tâche d’écriture. Chez AGO, une startup française, cette révolution est déjà en marche. Comment ce changement s’opère-t-il concrètement ? Quels sont les outils majeurs ? Et surtout, que deviennent les développeurs dans cette nouvelle ère ?
De l’autocomplétion à l’agent autonome
Auparavant, les développeurs bénéficiaient surtout d’assistants proposant des bouts de code ou corrigeant des erreurs en direct. Microsoft Copilot et Cursor, par exemple, ont largement influencé cette phase d’automatisation.
Mais depuis début 2025, des agents comme Cline peuvent modifier plusieurs fichiers à la fois, directement depuis l’environnement de développement. Ces agents ont accès à l’intégralité du projet et font preuve de compréhension contextuelle forte.
L’arrivée de Claude Code a marqué un tournant. Il est désormais possible de déléguer la majorité du code à l’IA. Le développeur n’est plus un simple codeur, mais devient un architecte et un auditeur du code généré automatiquement.
Il conçoit le design, valide les choix et assure la cohérence tout en refactorant des portions de code produites à grande vitesse par ces agents.
Comment choisir le bon générateur de code IA ?
Face à la multitude d’outils disponibles, choisir peut vite devenir un casse-tête. Il faut distinguer deux éléments clés :
- Le modèle d’IA utilisé (par exemple, Anthropic, OpenAI, etc.)
- Le logiciel ou la plateforme qui pilote ces modèles et agents
Les meilleurs agents associent un modèle puissant à une interface pensée pour les développeurs. Pour se repérer, les classements OpenRouter offrent un bon indicateur des modèles à tester.
Attention aussi à la compatibilité selon les langages de programmation et aux questions de sécurité sur les droits d’utilisation des modèles.
Enfin, comme pour un IDE classique, un outil peut parfois se choisir selon vos préférences d’usage.
Un métier en profonde mutation
L’IA efface progressivement le rôle traditionnel du développeur qui passait des heures à écrire des lignes de code. Ce métier d’artisan technique tend à disparaître. Mais une nouvelle mission émerge :
- Concevoir des architectures globales
- Organiser les flux de données et les interactions métiers
- Piloter des agents IA spécialisés pour chaque tâche
Les développeurs qui maîtrisent cette orchestration auront plus d’impact que jamais. Ceux qui restent ancrés dans la seule écriture manuelle risquent de se voir marginalisés face aux agents de plus en plus autonomes.
Une porte reste ouverte : se spécialiser sur des problèmes complexes ou très techniques que l’IA ne maîtrise pas encore.
Je suis CTO chez AGO : l’IA a remplacé 70 % du code
Chez AGO, nous expérimentons une usine logicielle nouvelle génération. Un développeur pilote aujourd’hui une constellation d’agents IA :
- Certains génèrent le code de base
- D’autres rédigent la documentation
- Quelques agents testent et optimisent les performances
- Des agents spéciaux gèrent les déploiements automatisés
Ces agents communiquent entre eux et délèguent des tâches automatiquement, ce qui accélère la production sur plusieurs fronts simultanément.
La vraie compétence pour un développeur de demain n’est pas d’écrire le code, mais de concevoir, configurer et superviser cette usine numérique.
Chez AGO, nous préparons notre plateforme pour intégrer ces agents dans tout le support client, où l’IA gère à la fois des questions complexes et des actions dans les back offices.
L’IA, un copilote mais aussi un défi
Cette transition vers une machine qui crée le code en partie soulève de nouvelles responsabilités :
- Vérifier la qualité et la sécurité du code généré
- Comprendre les choix techniques opérés par l’IA
- Maintenir la cohérence globale de projets complexes
- Développer des compétences fortes de refactoring
Le modèle ne produit pas toujours un code parfait : il est souvent verbeux, redondant ou approximatif. Le travail humain consiste à affiner, nettoyer et structurer ce travail automatique.
Les développeurs doivent eux-mêmes maîtriser les technologies IA, apprendre à combiner les bons outils et choisir les architectures pertinentes. Ne pas devenir dépendant, garder la maîtrise globale.
Vers un futur collectif et automatisé
Cette vision a été au cœur d’une table ronde lors de l’événement Imagine Summit 2025, où experts du secteur, industriels et innovateurs ont croisé leurs expériences.
L’IA redéfinit les métiers du développement. Le rôle humain se concentre sur la conception et la supervision des systèmes, pas sur la production mécanique de code.
Si 70 % du code peut aujourd’hui être confié à l’IA, le facteur humain reste critique pour piloter la machine et assurer que le logiciel reste aligné sur les besoins réels.
Les prochaines années promettent une collaboration toujours plus étroite entre développeurs et IA, ouvrant la voie à des modes de production inédits et une montée en puissance rapide de la conception logicielle.




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